Philanthus triangulum

Le philanthe apivore dont le nom scientifique est Philanthus triangulum, et que les Anglosaxons nomment European beewolf est une des nombreuses espèces de philanthus vivant en Europe et dans le Nord-Ouest de l'Asie ainsi qu'en Afrique du Nord.



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Hyménoptère (nom scientifique) - Crabronidé - Nuisance apicole - Apiculture

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Le philante apivore au repos se présente avec les ailes allongées au dessus du corps. Elles sont plus longues que celles de la majorité des abeilles, mais sa tête aux antennes épaissies en leur milieu la différencie des guêpes et autres sphecidæ.
Nettement moins que l'abeille, mais Philanthus triangulum pourrait contribuer à la pollinisation.


Le philanthe apivore dont le nom scientifique est Philanthus triangulum, et que les Anglosaxons nomment European beewolf est une des nombreuses espèces de philanthus vivant en Europe et dans le Nord-Ouest de l'Asie (Paléarctique sauf le Nord) ainsi qu'en Afrique du Nord[1]. Le genre Philanthus contient plus de 140 espèces d'hyménoptères dits guêpes solitaires qui ont en commun de ne pas avoir d'organisation sociale développée, et de capturer des hyménoptères ou leurs larves pour nourrir leur progéniture.

Les philanthes apivores sont les seules guêpes solitaires à exclusivement chasser des abeilles. Adultes, ils sont herbivores (s'alimentant de nectar et pollen sur le fleurs) mais la femelle fécondée chasse les abeilles sauvages ou domestiques en les paralysant, pour les donner à ses larves comme nourriture.

Facilement confondu avec des espèces proches (Cerceris arenaria ), avec la guêpe commune (dont la tête est plus foncée, et les antennes plus longues et fines) ou avec certains frelons (généralement plus gros, mais dont les plus petits (19 mm) ont presque la même taille que les plus grosses philanthes apivores (18 mm) ), cet insecte thermophile des milieux ouverts (type steppes) chasse sur le fleurs ou au nid des abeilles sauvages ou domestiques (Apis mellifera) qui lui servent à nourrir sa progéniture.
Son caractère solitaire le différencie d'autres hyménoptères lui ressemblant.

Si son nid, le plus souvent creusé dans un talus bien exposé, n'est pas terminé, elle peut capturer des abeilles et voler leur nectar ou miel, puis les abandonner. Il peut trahir sa présence par ses allées et venues, et la présence d'abeilles mortes ou paralysées dans les alvéoles qu'il a creusées.

Le philanthe apivore n'a pas de dard et ne pique pas, mais sa ressemblance avec la guêpe le protège certainement de nombreux prédateurs.

Il ne doit pas non plus être confondu avec le frelon d'Asie (Vespa velutina) récemment introduit en France, qui attaque les abeilles avec des effets bien plus destructeurs sur les ruches domestiques et certainement les nids d'abeilles sauvages.

Description

Reproduction

Avec ses mandibules et pattes antérieures, la femelle creuse (plutôt dans le sol d'un talus ou d'une pente ; sableux ou non tassé) une galerie de 20 cm à 1 m de long le long de laquelle sont creusées 5 à 7 loges arrondies où elle va pondre. Elle y ramènera des abeilles sauvages ou domestiques capturées à proximité. Il faut deux abeilles pour nourrir une larve mâle, tandis que les larves femelles en nécessitent trois. Chaque année, la Philante apivore doit par conséquent capturer une vingtaine d'abeilles pour assurer sa descendance, ce qui reste un prélèvement faible comparé à la mortalité naturelle des abeilles ainsi qu'à leur nombre dans un nid ou dans une ruche.
La larve arrivée à maturité se métamorphose dans un cocon de soie qu'elle a tissé, attachée à une paroi, horizontalement et sans contact avec le sol (pour se protéger de l'humidité et des infections fongiques, suppose-t-on). Elle passe ainsi l'hiver, tandis que les abeilles hivernent aussi, et émerge au printemps suivant pour se reproduire (c'est en juillet-août qu'elle est la plus visible).

Menaces

L'état de ses populations est mal connu. L'espèce semble avoir énormément régressé, certainement en raison du recul des landes, prés et talus, mais peut-être aussi à cause d'une pollution générale de l'environnement par les pesticides, et suite à la raréfaction des abeilles sauvages et désormais domestiques (cf. surtout le Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles). Cette guêpe, reconnue dans les années 1970-1980 comme devenue particulièrement rare en Grande-Bretagne, avec des colonies seulement connues dans les habitats sableux de île de Wight et du Suffolk, semble en train d'y reconstituer ses effectifs et de (re) coloniser d'autres zones plus au nord (Yorkshire en 2002). Elle est toujours sous statut RDB2 (vulnérable), mais ce statut pourrait être discuté lors d'une prochaine mise à jour[2].

Liens externes

Notes et références

  1. En Afrique du Nord, selon la page anglaise de Wikipédia
  2. Exemple de carte de répartition et éléments de réflexion pour l'étude de son statut

J. Zahradnik, F. Severa, Guide des insectes, Hatier, 1978


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